Mémoires architectoniques - Split

Arhitektonska sjećanja - Split

Projet « Mémoires architectoniques II - Arhitektonska sjećanja II » collaboration Slobodan Radosavljevic et Branka Kopecki.

Projet installatif Mémoires architectoniques II propose une recherche visuelle sur le rapport entre l’architecture et la mémoire dans l’ère du virtuel technologique. Il explore aussi la relation entre les objets réels et virtuels et leurs artéfacts ce qui rend la subjectivité et l’objectivité de plus en plus complexe et donne lieu à des changements dans la perception de l’espace, du temps et du lieu par l’apparition d’une image simulée, hybride et archivée qui redessine la dynamique entre le réalisme et la représentation. Par l’hybridation entre la photographie, le dessin et les nouveaux moyens technologiques nous proposons la réflexion sur cette image en construisant un dispositif multi sensoriel intégré à l’architecture. Ce dispositif vise à produire une extension de notre perception habituelle et nous permettre de vivre une expérience plus affective des lieux et des bâtiments dont la présence complexe et polyvalente, avec toutes les charges culturelles, symboliques, temporelles, intimes et collectives qu'un bâtiment peut véhiculer dans un contexte précis, peut être considérée comme une forme spécifique de la mémoire.

L’architecture est fondamentalement un concept et une idée avant d’être un bâtiment. Elle traverse le temps et ses constellations culturelles et historiques, telle une ruine dans la forme d’un labyrinthe inachevé qui s’accomplit dans sa brisure, dans sa rupture inévitable et tragique avec la forme originaire. Il s’agit de l’expérience de l’architecture en tant qu’un modèle collectif et très intime de construction et de déconstruction du temps en changement constant. Aussi, comme un modèle de fonctionnement réel et virtuel de la mémoire qui, de manière muette, transmet des idées et des croyances collectives et personnelles à travers l’histoire.

En considérant ces préoccupations, il est évident que la possibilité de faire une exposition à Dubrovnik, dans un vieux bâtiment et son jardin, présente pour nous une occasion extraordinaire. Surtout parce que l’architecture de la ville de Dubrovnik est un symbole collectif de la liberté et d’une forte résistance à toutes les formes de la destruction et de l’effacement (guerres, tremblements de terre, incendies, etc.) à travers les siècles. En construisant un dispositif qui métaphoriquement évoque une panoplie de concepts collectifs et intimes (fondation, colonne, superstructure, limite, débordement, lieu, espacement, temporalité, nature, culture, etc.), nous voulons offrir au spectateur une expérience sensible qui est basée sur la tension entre l’image concrète, idéelle et imaginée. Nous voulons lui permettre de vivre une agitation perceptible et affective, nécessaire pour l’appréhension de l’architecture en tant qu’une forme de la mémoire importante pour l'histoire de l'humanité.


Installative project Architectural Memories II proposes a visual research on the relationship between architecture and memory in the era of virtual technology. It also explores the relationship between real and virtual objects and their artifacts, which makes subjectivity and objectivity increasingly complex and leads to changes in the perception of space, time and place through the emergence of a simulated, hybrid and archived image that redefines the dynamic between realism and representation. Through the hybridization between photography, drawing and new technological means, we propose the reflection on this image by building a multi-sensory device integrated into the architecture. This device aims to produce an extension of our usual perception and allow us to live a more affective experience of places and buildings whose complex and versatile presence, with all the cultural, symbolic, temporal, intimate and collective charges that a building can convey in a specific context, can be considered as a specific form of memory.

Architecture is basically a concept and an idea before being a building. It crosses time and its cultural and historical constellations, like a ruin in the form of an unfinished labyrinth that is accomplished in its breakage, in its inevitable and tragic rupture with the original form. It is the experience of architecture as a collective and very intimate model of the construction and deconstruction of time in constant change. Also, as a model of real and virtual functioning of memory that, in a silent way, transmits collective and personal ideas and beliefs throughout history.

Considering these concerns, it is obvious that the possibility of having an exhibition in Dubrovnik, in an old building and its garden, presents us with an extraordinary opportunity. Especially because the architecture of the city of Dubrovnik is a collective symbol of freedom and strong resistance to all forms of destruction and obliteration (wars, earthquakes, fires, etc.) over the centuries. By constructing a device that metaphorically evokes a panoply of collective and intimate concepts (foundation, column, superstructure, boundary, overflow, place, spacing, temporality, nature, culture, etc.), we want to offer the viewer a sensitive experience that is based on the tension between the concrete, ideal and imagined image. We want to allow him to experience a perceptible and emotional agitation, necessary for the understanding of architecture as a form of memory important for the history of humanity.




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